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vendredi, 30 mai 2008

Fin de semaine

    J'aurais pu intitulé cette note "youpi c'est le week-end!" mais non, même pas... Non pas que je ne sois pas heureuse d'être ENFIN en we mais machouillée par une semaine qui n'en finissait pas, qui n'en finiassait plus... je n'ai même plus l'énergie de hurler ma joie... c'est dire! J'voudrais trouver dans les rayons de supermarché ou dans les parapharmacies de l'énergie en boîte de conserve ou en capsules... mais j'ai cherché... ou plutôt je sais que je ne trouverai pas, alors je n'ai même pas cherché... C'est à ça que j'entrevois que je vieillis... Moins de résistance, moins de... ou non, soyons positive, plus de... plus de quoi? chais même pô! Juste cette envie d'hiberner au fond d'une grotte et de dormir jusqu'à plus soif... P't'être la faute à la grisaille francilienne, ou au temps orageux lourd et moite de ces derniers jours... ou de cette surcharge de travail en fin de trimestre trop court pour être honnête... à m'en faire perdre ma patience face à cette incapacité chronique des élèves à écouter les consignes... P*** de b*** de m*** j'vieillis vraiment...

Résolutions du we: prendre soin de moi, et puis d'eux... dormir... envie de paresser devant un film, de bouquiner à l'ombre du cerisier qui ne donnera pas de cerises, d'écouter de la musique... rien d'extraordinaire... juste prendre un peu le temps de vivre au lieu de courir tout le temps...

Dis m'sieur Cad'burry tu pourrais pas m'en mettre un peu plus du temps dans mes journées?

jeudi, 29 mai 2008

Mr Facteur

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Dernièrement...

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mercredi, 28 mai 2008

Mort subite

Je suis mort ce matin à 6h48. L’appartement, vide de toutes tes affaires, ressemblait déjà à un tombeau. Celui de nos amours défuntes. Le peu qu’il restait, je l’ai donné aux plus nécessiteux. Moi je n’avais plus besoin de rien d'autre que de toi. Et toi, tu étais partie. Le reste n’était devenu que futilité et mépris. Je n’ai gardé que le lit de l’enfant que tu as emmené avec toi. Les draps étaient encore imprégnés de votre odeur à tous les deux. Je me suis allongé dessus, pour me perdre, m’abandonner aux doux souvenirs de n614643287.jpgos moments sans faille. J’ai fermé les yeux pour mieux te regarder sourire. J’ai fermé les yeux pour mieux l’entendre rire. Doux subterfuge de la mémoire humaine. Vous étiez là. Mais vous n’étiez pas là. Et d’un coup, j’ai entendu la porte claquer. Je me suis redressé dans un sursaut de panique. Saloperie de mémoire humaine. Mon cœur s’est alors arrêté de battre. Comme ça. Auusi vite que ça. Dans un sursaut. Mes yeux sont restés fermés. Mon corps allongé, nu comme au matin de la vie.

Je suis mort ce matin à 6h48. Personne d’autre que moi n’aura entendu la détonation qui aura pompé mon dernier souffle. Quand on découvrira mon corps, on conclura à un accident cardiaque. Parce qu’on ne meurt pas d’un chagrin d’amour. Non. En tout cas, pas pour les légistes. Et mon odeur, celle de mon cadavre, se sera mêlée à la vôtre une toute dernière fois.

 

 

Rouge pour http://kaleidoscoop.canalblog.com/

Juste une illusion...

... comme une bulle de savon...

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mardi, 27 mai 2008

Evidemment!

Elle est...  rouge!

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lundi, 19 mai 2008

Musicale expérience

Il en avait rêvé... il l'a fait... Elle était dubitative, elle a été séduite... pour de vrai... bienvenue dans la quatrième dimension!

A l'heure où les robots industriels luttent activement contre la délocalisation (enfin paraît-il!) un artiste, même mieux, un violoniste, est allé au bout d'une rêve étrange et pénétrant en embarquant avec lui son auditeur... Afin de permettre aux communes les moins riches de pouvoir s'offrir un chef d'orchestre, ce dernier a inventé (enfin pas vraiment, puisqu'il en existait déjà un aux Etats Unis) un "bras robot chef d'orchestre"(ou BRCO) ... Il s'est produit à l'occasion de la nuit des musées à la Cité des Sciences, ce samedi 18 mai. Témoignage.

Pénétrer dans la Cité des Sciences a déjà ce quelque chose de surprenant... Nul endroit où poser le regard sans s'interroger, admirer ou bien encore s'amuser, expérimenter, écouter (comment ça j'en fais trop?!)... Et ce soir là, non seulement c'est le soir(!!!), nuit des musées oblige, mais en plus de la musique classique retentit à travers le hall... Un escalator plus haut découvrir des 2cv d'époque supendues dans les airs (enfin non! enfin si! mais ce n'est pas le sujet!) découvrir donc ce petit truc blanc ou autre BRCO, qui à l'origine fonctionne sur les chaînes alimentaires... Drôle de reconversion n'est-ce pas?! Elle le regarde, l'observe mais reste dubitative quant à cet ORNI (objet robotisé non identifié). Les vrais musiciens se font attendre... Puis ils accordent leurs vrais instruments... à vraies cordes... Chuttt ça commence...

Le petit machin salue le public... Elle le regarde amusée... La baguette en l'air, top départ, c'est parti mon kiki!!!... C'est alors que s'est produit un truc délirant... Elle qui jusqu'à ce jour se demandait toujours où poser le regard pendant un concert classique: sur le petit mec qui gigotte dans tous les sens et qui tourne le dos au public ou sur les musiciens(?!)... Là, même pas eu besoin de se demander... ses oreilles étaient dirigées droit en direction du son, mais ses yeux regardaient s'animer le bidulle truc machin dans tous les sens... ou alors en direction du regard des violoncellistes qui suivaient bel et bien la baguette de ce chef d'orchestre unique en son genre... Et doucement, l'étonnement passant et le plaisir du spectacle s'imposant, elle trouva même à ce petit truc bidulle une grâce indéniable...

Je ne sais pas si c'est un grand pas pour l'humanité, mais en tout cas, ce fut un plaisir immense que d'assister à cette représentation en avance sur son temps...

Comme quoi la musique adoucit les moeurs, même en boîte de conserve!

mercredi, 14 mai 2008

Semaine 36

Une fois de plus...

   Ce soir-là, elle se coucha, épuisée, à bout de force, et pourtant le sommeil ne venait pas… Incapable de se relever, même pour aller boire un verre de lait chaud ou avaler sa petite pilule miracle… Impossible… Trop tard… Elle était condamnée à cette position horizontale pour quelques heures… jusqu’à ce qu’une heure décente s’affiche enfin sur le mur… Chaque fois c’était la même chose… Et chaque fois elle se disait qu’elle n’aurait pas dû boire ce café vers 17h… Mais là encore, il était trop tard, le mal était fait… Il ne lui restait plus qu’à assumer ses actes. Une fois de plus. Et une fois de plus, elle s’endormirait un quart d’heure avant que le réveil ne sonne… et elle se lèverait les yeux gonflés de sommeil… comme à chaque fois… Alors elle se mit à écrire dans sa tête comme à chaque insomnie…

Elle laissa alors ses pensées divaguer au fil des minutes qui s’égrenaient à la manière des grains de sable du vieux sablier de la cuisine, celui qui avait pris l’humidité, tout lentement...

penduleDe ces éternelles minutes naquit une silhouette… celle d’une passante croisée plus tôt dans la journée : une jeune et jolie maman accompagnée d’une poussette vide et d’un petit château branlant en culotte courte. Scène de la vie ordinaire, un jour de grand beau, rue du Moulin Vert à Paris. Cette apparition lui serait certainement disparue de l’esprit si celle-ci n’était pas en train de tenir un long soliloque silencieux. L’enfant se tenait derrière elle, et elle n’avait pas de kit main libre coincé dans l’oreille. Ses lèvres s’agitaient au rythme de ses pensées, étonnante valse buccale et muette. Pas si ordinaire cette scène finalement…  Qui était-elle ? Comment, si jeune, pouvait-elle marmotter à la manière d’une vieille octogénaire ?

Et comme le sommeil ne daignait toujours pas venir la cueillir, elle s’inventa l’histoire de cette toute jeune femme. Une rencontre amoureuse sur les bancs de la fac. Deux ans plus tard un mariage en blanc. Un « oui » pour la vie devant un curé, aux pommettes saillantes et rouges, pressé d’en finir. Seuls les invités s’en étaient rendu compte parce que de son petit nuage, elle ne voyait rien. Que l’immensité du bonheur qui s’offrait à elle. Un an plus tard cet enfant était né. Et deux mois plus tard. Le chaos.

Un feu rouge grillé. Un choc. Un coup de fil. Un silence lourd et pesant. Les aiguilles de la pendule qui s’immobilisent. Les larmes. Les cris. Puis elle avait saisi l’enfant dans ses bras si fort, trop fort, que le petit s’était mis à son tour à pleurer. Et puis l’incroyable tourbillon de coups de fil. Valse effrénée et sans fin. Avec le son. Avec les voix. Elle n’écoutait qu’un mot sur deux. Toujours les mêmes paroles qui se veulent réconfortantes mais vaines. Et puis… les funérailles, les mains posées sur son épaule, les baisers mouillés de larmes, le petit bonhomme dans son landau, les fleurs, les mots gentils, le retour à la maison, les gens qui ne partent pas de peur de vous abandonner à votre désespoir, et vous qui n’attendez qu’une chose… Qu’ils soient tous partis pour enfin pouvoir vous laisser glisser sur le carrelage, pleurer vos sanglots fracassants, parce que fracassée vous l’êtes à jamais… Ce bonheur arraché trop tôt…

Mais aux sanglots ont succédé des gazouillis, ses premiers rires, ses premiers pas, ses premiers pas… Et comme il grandissait, vous vous releviez au rythme de sa croissance… Et puis vous vous êtes mise à lui parler. En silence. Inutile qu’on vous prenne pour une folle… Veuve c’est déjà pas mal… Et depuis vous ne cessez plus de lui raconter les exploits du petit homme de votre vie... Vous en oubliez même de vous surveiller quand vous êtes en public… Du coup,  les gens s’étonnent de vous voir marmonner si jeune, jolie maman accompagnée de ce petit château branlant en culotte courte…

    Imbibée de larmes de papier et de gazouillis imaginaires… plongée dans les abîmes de la nuit… Elle finit par s’endormir… un quart d’heure avant que le réveil ne sonne... Une fois de plus…

Citation du jour...

" Bon, bah... On s'épile et on s'fait une touffe!"...

ps: désolée, pas grand chose de plus à dire en ce moment... ou trop... sans avoir les mots...

vendredi, 09 mai 2008

C'est une belle histoire...

"On m'a souvent demandé:

"Pourriez-vous un jour écrire un film romantique?" comme si une telle chose était absolument inconcevable de ma part. Mais j'ai déjà écrit un film romantique -True Romance!"

"Non, non, je voulais dire un vrai film romantique"

"Mais c'est un vrai film romantique"

"Non, un film dans lequel il n'y aurait pas de violence."

"Ecoutez, il y a sans doute des tas de choses contradictoires dans les films que je fais, mais n'importe quel fan du film vous le dira, le titre "True Romance" n'est pas ironique. C'est une True Romance - une histoire vraiment romantique."

Quentin Tarentino

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