vendredi, 29 mai 2009

Leçon de chose

Rien. Je n’ai rien. Ni compte en banque. Ni famille. Ni de quoi manger à ma faim. Rien. Je n’ai absolument rien.

Il parait que c’est le prix à payer pour tout affranchi. Et il est un fait que je peux me permettre d’être là où je veux, quand je le veux. Sauf que je n’ai pas vraiment les moyens de m’y rendre…  Alors je reste ici, campé sur mes deux jambes, bien droit, le regard haut, et je ris…

N’avoir rien, c’est aussi ne pas avoir d’attache, de lettre à laisser pour dire au revoir, de téléphone portable pour que l’on sache où je suis à chaque instant que Dieu m’accorde. L’avantage, c’est qu’on ne peut rien perdre. Est-ce donc que l’on peut tout avoir ?…

Ainsi,  je l’ai choisie. Chèrement payée, certes. Enfin pas si chère que ça, parce que finalement, quand on réfléchit bien,  elle est gratuite, la liberté. C’est le seul bien dont je dispose vraiment, et il est à la portée de tous… Publicité en vain.  C’est peut-être pour ça qu’en définitive elle ne coûte rien.  

J’aurais pu profiter de ma chance, celle qui m’accordait le droit d’apprendre à penser, à assumer, à posséder. Mais j’aurais été écœuré par ce à quoi  je ne suis pas prêt de penser. Je ne veux pas assumer, et encore moins posséder.

Rien. Je ne veux rien… sauf une chose, mais puisqu’elle est de ce qui ne se possède pas, j’ai renoncé… 

J’erre, je vis de l’air du temps et du sourire des gens, je me nourris des plantes et des couleurs éclatantes des fleurs des champs,  je bois la pluie d’été et les paroles des enfants… Je suis la course des nuages et les oiseaux de passage, je perçois la lueur des étoiles et les odeurs de la terre, je chante le temps qu’on ne retient plus et la vie qu’on ne mesure pas…

Je prie pour l’âme de mes semblables, qu’ils abandonnent enfin la jalousie qui les ronge, et qu’ils reprennent le voyage imprégné dans leurs songes …

Je suis celui que l’on croit fou, mais c’est moi le plus sage du village…

Je voulais le soleil, et je me contente de ses miettes…

By Rouge pour Kaléidos-Coop

mercredi, 27 mai 2009

A défaut...

Si je n'écris pas, et même si je déteste ça (ne pas écrire), je trouve le temps de lire... je dévore même... à me demander si finalement le manque de temps pour l'écriture n'est pas là, dans ce temps consacré à me nourrir des mots des autres... on en revient à ces questions de priorités... et en y réfléchissant il est un fait que je n'écris pas non plus "mentalement" en ce moment... rien... il ne se passe rien... autrement dit, j'ai comme qui dirait l'encéphalogramme d'une huître...

Toujours est-il que quand je lis, c'est comme quand j'écris, j'ai besoin de partager après... d'où l'objet de ce post...

Je ne m'étendrai pas sur les deux romans de Véronique Ovaldé (publiée dans la pourtant jolie collection Babel) dont le style ne me plaît pas... Je m'étais naïvement laissée séduire par les premières de couverture au salon du livre, et les titres aussi sûrement, et puis les 4ème  de couv' aussi (il faut bien l'avouer), mais définitivement je n'aime pas son style étrange...

Donc passons vite à ce qui m'a plu:

***

Iain Levison, Un petit Boulot

 

Absolument génial!

 Je ne vous en dis pas plus, puisque vous allez le lire!  

Il me tarde vraiment de lire d'autres romans de cet auteur américain... (Ash si tu repasses par là, lis-le!)

 

***

Jean Teulé, Mangez-le si vous voulez

Le dernier de Jean Teulé (je suis fan depuis son Rainbow pour Rimbaud publié en 1991... ) qui ne démérite pas après son Montespan ou autre Villon ou encore son excellent Magasin des suicides... Bref... ça se lit trop vite et en même temps on y repense des jours après puisqu'il aborde le pourquoi du comment c'est possible qu'un village tout entier se mette à se boulotter un jeune mec sympa du village voisin...

***

Fred Vargas, L'Homme aux cercles bleus

(lecture en cours)

L'avantage quand on découvre un auteur après tout le monde, c'est que lorsqu'on aime ce qu'il (elle) fait, on a l'embarras du choix! Dans celui-ci une mention spéciale pour Mathilde, son aveugle beau et les évocations de "petite chérie" par Adamsberg... "si Camille bougeait quelque part sur la terre, alors tout allait bien. Mais si Camille était morte ici ou là dans le monde, alors la vie s'étranglait. Alors ça ne valait peut-être plus autant le coup de s'agiter le matin et de courir le jour, [...]"

Quand je serai grande, je voudrais créer des personnages aussi beaux!...

Voilà où j'en suis... je n'écris pas mais je lis...

Après dans le vrac (car ce sera selon l'humeur ) il y aura Et si l'homme devait mourir... de Jean-marie Fonrouge (outsider), Une Education libertine de Jean-Baptiste Del Amo (depuis le temps qu'on en entend parler), Requiem pour l'Est d'Andréï Makine ( une lacune à combler), Korsakov d'Eric Fottorino (qui m'avait traumatisé avec son Rouge baiser), Ma grand-mère avait les mêmes  de Philippe Delerm (sans qui ce blog se nommerait autrement!), Je te retrouverai de John Irving (l'une de mes oeuvres préférées est son Monde selon Garp), Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov (autre lacune à combler) et puis les autres dont j'ignore encore l'existence... et puis les nouvelles de Manu Causse quand je me prendrai par la main pour le commander....  puis il y aura surtout les auteurs morts qui seront au programme (lien de cause à effet?!) si je retente l'aventure...

 

dimanche, 24 mai 2009

Avoir ou prendre?

Encore une question de temps? de priorités? d'organisation? de choix? (donc de renoncements?)

Avoir (ou ne pas avoir) le temps de...

Prendre (ou ne pas prendre) le temps de...

Questionnement métaphysico-inutile d'un dimanche soir ou les réalités reviennent dans la gueule comme un boomerang qu'on aurait lancé quelques jours plus tôt...

Une chose est sûre: c'est encore pire les fins de week-end prolongés... Et ce mois de mai bat tous les records! Vivement juin?!

Quoique... le week-end prochain offrira une bonne occasion de vérifier si les troubles se vérifient aussi un lundi soir...

En attendant je déteste ne pas avoir le temps d'écrire...

 


mardi, 19 mai 2009

De l'ingratitude...

Avoir veillé sur son réveil jusqu'à une heure du matin me semblait pourtant  tout naturel...

Lorsqu'il daigna commencer à émerger et à cligner des yeux, je me rapprochai de lui et lui parlai doucement pour le rassurer... Lorsqu'il se mit à vomir comme pour finir de digérer l'anesthésie, je le redressai et l'aidai à ne pas s'étouffer... Je m'appliquai à reproduire des gestes bienveillants, le caressai, continuant de lui parler... Quand enfin il se leva et commença quelques pas titubants, je ne pus m'empêcher de sourire mais je l'accompagnai tout de même pour le rattraper dans une chute éventuelle, ou bien lui épargner un obstacle alors insurmontable...

Le réveil avait commencé vers vingt trois heures mais c'est seulement à une heure du matin que j'entrevis la possibilité de rejoindre enfin ma couche afin d'y dormir à mon tour quelques heures... J'avais tout de même pris soin de ne pas fermer la porte pour l'entendre au cas où, s'il avait besoin de moi...

Le début de la semaine s'amorça donc avec quelques heures de sommeil en retard, mais c'était pour une cause juste et bonne: j'étais là où je devais être et dimanche soir, c'était à ses côtés...

Aussi quand il profita du départ à l'école pour s'engouffrer dans l'ouverture de la porte, je ne pus que hurler de désespoir... Nous étions déjà en retard pour l'école, pas le temps de lui courir après pour le faire rentrer;  seule possibilité offerte: celle de revenir...

Et me voici donc à perdre patience devant cet ingrat qui me nargue perché haut sur le mur, un air triomphant, malgré sa collerette ridicule qu'il exhibe telle une couronne de laurier...

A me donner l'envie de me venger... j'ai quelques très courts films à publier!...

 

dimanche, 17 mai 2009

First floor...

... ou comment survivre à une interruption de dix-sept jours de connexion internet?! (en fait super facile sauf quand on veut se laver la tête et qu'il ne reste que la télé pour faire le haricot vert dans la canapé!...)

Maintenant reste plus que la question de temps à régler... Ce sera le Second floor!

En attendant, je respire et...

ma collec s'est agrandie:

je suis Tata une fois de plus et...

j'ai découvert un illustrateur de la mort qui tue et...

de passage.jpg

j'ai acheté le dernier U2 et...

il pleut toujours...

En gros rien de très neuf mais un peu quand même!

 


vendredi, 01 mai 2009

Un brin de bonheur...

muguet1.JPG
(photo E. Laforge)

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