mercredi, 21 octobre 2009

Heureux habitants de l'Isère


podcast
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Parce que:
1) Ca vous débouchera les oreilles
2) Ca va être un chouette concert
3) Yaura des nouveaux titres totalement inédits, et ce, dès l'intro !
4) Yaura aussi des anciens titres qu'on a pas joués depuis très longtemps
5) Les réservations avancent bien, à ce train là ce sera complet vendredi
dixit, Simon de Chair Chant Corps...
Pour une fois que ce sont les provinciaux qui sont privilégiés!!! Profitez!!!

dimanche, 18 octobre 2009

Coup de coeur du soir

XX1

Affronter une connexion capricieuse qui n'a de cesse de me faire perdre patience: depuis deux jours, fermer toutes les fenêtres de rage en attendant un "plus tard" meilleur qui tarde à s'annoncer... Râler derrière l'écran, faire frétiller la souris dans tous les sens comme si cette agitation pouvait agir sur cette lenteur exaspérante...

Se souvenir, avec bienveillance,  que je suis une littéraire: rien de rationnel ne commande jamais mes actes qui deviennent des plus insensés... Je ronge mon frein, clique sur le lien, pars vite et reviens le plus tard possible.

Et là de deux choses l'une: la fenêtre est enfin ouverte (ô bénédiction divine!) , et je tente de surfer sur la vague internautique, ou bien un message d'erreur s'affiche (ô malédiction divine!), et je jure alors par tous les diables...

Et puis cette accalmie (dont je profite à l'instant!): tenter le tout pour le tout et partager en direct cette découverte du soir... Vous expliquer comment je suis arrivée à elle n'apporterait rien de plus (je vous parlerais à nouveau de Rimbaud puisqu'elle a publié un album (Le Rimbaud) qui illustre certains de ses poèmes: j'avais prévenu, ça n'intéresse personne!sauf toi peut-être et accessoirement moi, c'est vrai... )

Je n'ai pas retrouvé le dessin que je cherchais mais j'ai découvert son site (http://www.chloepoizat.com/) (forcément la fonction du lien hypertexte ne veut pas fonctionner!) et elle s'appelle du doux nom de Chloé Poizat... !!!

ps: si j'arrive à publier cette note, je vais de ce pas allumer un cierge!!!

  

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samedi, 03 octobre 2009

Cocteau et moi

"Je ne suis ni dessinateur ni peintre ;

mes dessins sont de l'écriture dénouée et renouée autrement."

- Jean Cocteau -

Drôle de découverte viens-je de faire...

Alors que j'étais à la quête d'informations diverses et variées sur l'art polyphonique de ce monsieur aux multiples facettes , j'entre son nom dans le moteur de recherches...

Et alors que Cocteau évoquait pour moi, entre autres,  ce magnifique film:

la belle et la bête.jpg

Ou encore cette fabuleuse pièce de théâtre :

la machien infernale.jpg
Ou bien encore ses dessins bien connus:
profil à la tour eiffel.jpg
Je tombe nez à nez avec un dessin... euh... disons : surprenant!... Je fouille, je cherche...
Et après vérification, c'est bien un dessin de lui! Il est publié dans Le Livre blanc dont j'ignorais même l'existence!
Je vous montre d'abord la première de couverture (pour faire davantage durer le suspense!):
le libre blanc 1ere de couv.jpg
Et enfin vous dévoile ce dessin... euh... disons: surprenant!
nus.jpg
!!!
Une fois encore,
j'aurai le plaisir indicible
 de me coucher moins sotte ce soir!
Chouette !!!

mercredi, 30 septembre 2009

Que du bonheur!!!

grippe a.jpgJ’aurais voulu écrire un truc drôle, à la manière d’une musique à contretemps… Vous raconter comment depuis la fin de l’été les uns et les autres se retrouvent à vivre des situations cocasses.

J’aurais pu, pour commencer, parler d’une école où, attendant désespérément l’installation de sèche-mains électriques, après suppression radicale des serviettes en coton qui macéraient dans leur jus pendant une semaine,  vous vous retrouvez à vous essuyer les mains après les avoir scrupuleusement lavées avec du savon…  sur les fesses de votre pantalon (que vous ne pouvez pas empêcher d’avoir trainer un peu partout !) ! Et comment, lorsque vous entrez en classe, vous vous interrogez sur la manière dont cela est perçu par ces trente paires d’yeux qui ne regardent que vous et donc qui ne doivent voir que ça : vos fesses avec vos mains dessinées dessus ! Que du bonheur !

Autre exemple que j’aurais pu citer, toujours emprunté à l’école, celui d’une maîtresse qui accompagne ses petits élèves quatre fois par jour dans le couloir pour qu’ils se badigeonnent les mains de gel hydro- alcoolique mis à disposition par une  municipalité préventive (ou alarmiste ?) devant chaque classe : les enfants bénis gagnent un répit d’un quart d’heure fois quatre, soit une heure par jour, sans pour autant que la maîtresse, bénie elle aussi,  ait trente paires de chaussures à lacer ! Que du bonheur !

Encore un autre ? Celui-ci aussi se déroule dans les toilettes, mais cette fois d’une grande entreprise : à la fin de l’été ont été retirées les portes qui séparaient les toilettes des dames  de celles des hommes ! Plus de porte : plus de poignée! Voici le fruit d’une laborieuse réflexion à la logique implacable ! Les femmes ont désormais vue imprenable sur les pissotières des hommes, voire sur ces messieurs eux-mêmes en train de pisser !  Que du bonheur ! Peut-être s’agit-il aussi d’une stratégie d’entreprise qui veut développer la connivence entre ses salariés ?  Comme j’ai moi-même posé la question, je vous livre d’emblée la réponse : non, les portes des toilettes des femmes n’ont pas été retirées ! Ces messieurs n’ont donc pas la même chance que ces dames ! (Dommage ? Pas si sûre !!!) En tout cas, elles n’ont désormais plus qu’une seule poignée à serrer au lieu de deux ! Quel progrès !

La petite histoire ne dit pas si dans cette entreprise, ou ailleurs, la tendance de l’hiver sera aux manches très longues qui permettent de s’en servir comme gants pour saisir n’importe quelle poignée ou autre instrument  dont la vocation est d’être tenu par des dizaines de mains différentes?! Mais peut-être assisterons- nous, notamment dans le métro, à un défilé de pantins désarticulés dont les bras descendront plus bas que de coutume ? Comme je ne le prends qu’exceptionnellement,  je compte sur vous pour prendre des clichés si vous voyez les manches des pulls pousser !

Voilà, j’aurais voulu écrire un truc drôle, à la manière d’une musique à contretemps… mais toutes ces anecdotes n’ont à mes yeux rien de très amusant… Un nez qui coule, une quinte de toux et tout de suite les regards s’interrogent… Pour la première fois de ma carrière,  il m’a fallu prévenir mes élèves que je tousse depuis que je suis enfant et que je ne suis pas contagieuse…

Et donc non, je ne mettrai pas un masque même si les comédiens de l’Antiquité savaient déclamer à travers les amphithéâtres grecs affublés de cet accessoire. Je ne prétends pas avoir leur talent, et j’imagine d’ici la scène : le prof inaudible devant une classe endormie (dans le meilleur des cas !). Quitte à être ridicule, je préfère encore un nez de clown, et pas seulement parce qu’il est rouge !

Vraiment, nous vivons une époque formidable !

By Rouge pour Kaléidos-Coop

 

vendredi, 11 septembre 2009

Un Nuage bleu... comme une orange

ungerera.jpg
ungererb.jpg
Parce que justement on parlait de Trois Brigands tout à l'heure...

jeudi, 20 août 2009

Notule noctambule

Hep, toi là-bas ! Oui, toi ! Non, ne te sauve pas ! Dis- moi toi ?! Oui toi là ! Approche… Tu crois que je ne t’ai pas vu avec tes yeux  posés sur moi comme des abeilles sur le pot de confiture ? 

Tu me déshabilles de ton regard, tu m’observes et me parcours. Certaines fois tu ne fais que m’entrevoir, d’autres tu t’attardes ou tu reviens… Des fois tu vas directement rendre visite à ma voisine et tu m’ignores complètement. De quoi me sentir telle une paire de chaussures dans une vitrine, convoitée par certains et invisible pour d’autres…  

Alors cette fois comme je te tiens, je voudrais que tu restes un peu, que tu me parles, que tu me fasses la conversation… Dis-moi ce qui t’a conduit vers moi ? L’habitude ? Le hasard ? Un intérêt particulier ? Peut-être venais-tu pour quelque chose de précis ? Et dans ce cas, ai-je répondu à ta demande ? Si tu ne me le dis pas, je ne peux pas savoir… Et puis entre nous, pas de manières, il ne manquerait plus que ça ! Tu sais bien que ce que tu me confieras ne sortira pas d’ici…

En plus, je me suis faite présentable pour toi, je me suis faite toute proprette, j’ai même aéré un peu pour que tu puisses te sentir à l’aise… Je n’irais pas dire que je me suis faite belle parce que je sais rester modeste, mais je ne suis pas venue devant toi comme si je sortais de mon lit, toute froissée !

Attention, je ne dis pas que je suis là pour te séduire, non pas que tu ne me plaises pas (en même temps, moi je ne te vois pas !),  mais sache que je suis toute à toi, offerte, libre et disponible… Tu pourrais presque faire de moi ce que tu veux… J’ai dit « presque » !... N’y vois pas de proposition indécente, jamais je n’oserais, je me contente de dire les choses telles qu’elles sont…

Bien sûr, j’embellis un peu, c’est mon défaut majeur ; en même temps, puisque je m’expose, il faut bien que je fasse un effort, non ?  Si j’arrivais devant toi comme au saut du lit, une haleine de poney, échevelée et les impressions des draps sur moi, je sais bien que tu détournerais le regard aussitôt ! Nous manquons d’intimité toi et moi pour partager cela ! Quoique… avec le temps… peut-être arriverai-je un jour devant toi, aussi naturelle qu’une tomate de ton jardin (ah ? tu n’as pas de jardin ? un balcon peut-être ? un rebord de fenêtre ?)…

Je viendrais avec mes mots à moi, sans artifice, mais je ne suis pas sûre de parvenir à faire autrement que de les mettre par ordre alphabétique… Je crois bien que je ne suis pas encore assez grande pour me passer de mon auteure… Par contre toi lecteur, si tu me lis, alors peut-être peux-tu aussi m’écrire….

 

Notule inspirée par le lecture étonnante de mes statistiques!

jeudi, 30 juillet 2009

Fait divers

voltaire ombre.jpgC omme il refusait  d’enterrer en terre sainte le défunt qui n’avait pas réussi à se renier, le curé de Saint- Sulpice autorisa néanmoins qu’on transférât dans un autre lieu la « carcasse » de cet homme.

C’est alors un  « cadavre maquillé en voyageur pressé » qui se dirige vers sa « belle et bonne » abbaye de Scellières. Sa dépouille embaumée cahote dans un carrosse qui l’emmène loin de Paris. Mais à peine est-il enseveli dans une des chapelles de l'église, que le prieur reçoit de l'évêque de Troyes la défense de l'enterrer. Il est trop tard, le prieur est destitué !

Quant au défunt, il séjourna paisiblement dans sa « dernière » demeure jusqu'au jour où on l'en tira pour le ramener triomphalement dans la même ville d'où on l'avait emporté en secret.  

En effet,  treize ans plus tard, son cercueil est exposé à la Bastille, symbole de la Révolution,  avant d’être  de nouveau inhumé. Une foule immense accompagne le cortège : il est  composé d'acteurs, d'ouvriers, de membres de l'Assemblée nationale, de magistrats... Curieusement, le clergé ne participe pas à la cérémonie !

L'épitaphe dit: "Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l'homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l'esprit humain, et lui apprit à être libre."

Voltaire est mort le 30 mai 1778, à l’âge de 84 ans. Il ne fut transféré au Panthéon que le 11 juillet 1791.

 

 

 

dimanche, 26 juillet 2009

De la futilité ou pas...

Comment célèbrer les quelques 500 pages féneloniennes que je viens de m'envoyer en moins de 12 jours autrement qu'en publiant un billet complètement gratuit et sans importance? Je ne vois pas!...

Il faut dire que dépoussiérer mes méninges vieillissantes ne se fait pas sans douleur et qu'il me faut régulièrement échapper à cette tension cérébrale qui s'accentue quand devant moi s'étendent à perte de vue des horizons bouchés par des connaissances que je n'ai pas (encore, serais-je tentée d'ajouter dans un élan d'optimisme!).

Dans ce cas s'offrent à moi plusieurs options:

- celle de pénaliser mon entourage en devenant encore plus chiante pénible que d'habitude (si, c'est possible! et non, ce n'est pas souhaitable, même à son pire ennemi!!!)

- celle de courir un 1500m sans m'arrêter (même pas cap!)

- celle de faire des confitures (en cas de pandémie, je pourrai fournir les environs!)

- celle de me laisser gagner par d'autres histoires, que cette fois je ne lis pas, mais qu'on me raconte dans le creux de l'oreille avec des jolies images (ou comment renouer avec le plaisir d'écouter et de regarder les images par-dessus l'épaule de votre lecteur de parent... Tiens à ce propos aucun souvenir perso de ça, va falloir que je creuse!), j'ai nommé... le cinéma!johnny deep.jpg

En dépit d'une fréquentation pseudo régulière des salles obscures, j'avais quand même à mon actif pas mal de retard... Et c'est chaque fois, avec un plaisir renouvelé, qu'au moment de voir se dérouler le générique de fin, me reviennent des répliques truculentes et/ou délicieuses... ça passe par "Accroche ton sourire et laisse entrer le soleil" dans Hell Ride de Larry Bishop (il y en une bien plus sulfureuse dite sur un billard... si quelqu'un est capable de la citer de mémoire?) ou bien "les hommes bien ça n'existe pas, c'est un concept" ( in Une Semaine sur deux, à l'affiche en ce moment!) en passant par le " je suis le sentiment de rejet exacerbé de Jack" que l'on peut décliner avec par exemple "le coeur brisé de Jack" ou encore "la sueur froide de Jack" qui rythme l'étonnant  Fight Club (ma scène préférée revient à celle des poubelles de la clinique de liposuccion: j'ai littéralement hurlé de rire!)... Enfin dans un autre registre, il y en a une jolie collection dans Juno , dont le personnage éponyme est à la fois délicieux et insolent, j'adore!... " Eh! Sac à sperme!" (ndlr:dans le contexte, c'est amical!)

Oui, j'adore ces personnages qui nous offrent ces mots sur un plateau d'argent, j'adore être surprise, à en hurler de rire, ou bien être émue, à sentir couler une larme que je m'empresse d'essuyer... (question de réputation bien sûr!!!)

Le Very Bad Trip, encore à l'affiche, en est aussi un bon exemple, entre rires et larmes, on se fait les montagnes russes des émotions!...

helena Bonham Carter.jpgBien sûr, c'est encore une histoire de catharsis tout ça, mais, contrairement à mon cinéphile de frère qui s'insurge contre l'omniprésence du quotidien dans le cinéma, moi je trouve que le film est réussi quand au bout d'une heure trente je reviens tout doucement à ma propre réalité que j'avais lâchement abandonnée le temps du voyage... Et c'est encore meilleur, quand j'en sors avec deux trois répliques de plus dans mon panier! Que je devrais noter tant que je les ai en mémoire, parce qu'après je les oublie... Fichtre!

Et puis, des fois, à la manière des bonus sur les dvd, il y a la musique qui sublime le tout: si c'est le cas pour la plupart des Tarentino (et Hell Ride ne faillit pas à la règle...), ce le fut aussi pour Juno  à la BO ensorcelante... avec ce Anyone Else but you que je vous mets en dessous...

 


PS: A propos des illustrations, le prochain Tim Burton sort le 24 mars 2010! Je vous laisse deviner le titre!!!

mercredi, 22 juillet 2009

C'est l'effet papillon...

Hier soir, alors que je me mettais en mode "légume" dans le canapé et que je me lançai un défi personnel en regardant les infos que je fuis de nouveau depuis les crash aériens, les noyades, les incendies, les risques de pandémie, et autres réjouissances de notre monde moderne, j'eus l'heureuse surprise de tomber sur un reportage qui non seulement n'annonçait pas de morts (en soi, c'était déjà un véritable tour de force !) mais en plus qui débordait de poésie et d'espoir (j'exagère à peine!)...

C'est ainsi que ce matin Rouge fait sa Verte...

  papi3.jpgIl est doctorant (comme moi je suis agrégative!!! ah! le jargon, c'est un langage à part!), et il a eu cette idée géniale à tendance farfelue de faire un lâcher de papillons hier au Jardin des Plantes.

L'objectif est simple: ces Pierrides du chou (que j'appelais jadis un "joli papillon blanc" dans une phrase du type "Oh!... Regarde ma chérie!!!! Il y a un joli papillon blanc posé sur la fleur!!!") qui volent une dizaine de kilomètres par jour et vivent trois à quatre semaines, empruntent des sentiers si escarpés (eux aussi) que personne n'est à même d'identifier leur itinéraire. En d'autres termes, "il s'agit d'une nouvelle expérience de science participative dont l'objectif est l'identification des déplacements en milieu urbain de papillons marqués (identifiables par une marque de couleur, de forme spécifique sur l'aile)"papi2.jpg.

Nous devrions donc les voir apparaître dans la grande couronne d'ici quelques jours... Chouette!

Et c'est là que nous intervenons puisque si nous identifions dans nos jardins un papillon tatoué (ou pas d'ailleurs!), nous ne devons aucunement lui arracher les ailes (non non non!) ou l'épingler dans une vitrine pour faire joli (oh non! ce serait très vilain ça!) mais au contraire nous sommes invités à signaler sa présence en envoyant un mel dans lequel nous sommes encouragés à être "bavards" pour bien tout raconter (plus de précisions ici).

papi1.jpgIl va donc nous falloir ouvrir grand les yeux dans les prochains jours ( par contre inutile d'ouvrir grand les oreilles, les papillons ne font pas de bruit, sauf quand ils s'obtinent à vouloir traverser une vitre... des fois, ils adoptent un comportement étrange... ) et ne pas hésiter à prendre des clichés de ces jolies petites bêtes dont la population a baissé de 50% en dix ans...

C'était la minute Verte, à vous les studios!

"C'est l'effet papillon, petite cause, grande conséquence..."

 


mercredi, 15 juillet 2009

En bref ou presque!

J'aurais voulu écrire plein de choses, mais je renonce officiellement à le faire dans les détails... Alors en quelques mots souverains qui m'aideront à me souvenir quand je serai si vieille que la mémoire me fera défaut...

Le retour en Terre promise fut salvateur en dépit des températures qui m'obligèrent à "légumer" en compagnie de Fred Vargas (ô le douloureux supplice!) , dont je viens de finir l'excellent Sous les vents de Neptune (il me faudra le relire pour en extraire toutes ces délicieuses expressions québéquoises), après m'être langoureusement égarée Dans les bois éternels (oui je sais, je les ai lus pas dans l'ordre!).

Et puis un mot, très bref (d'où le titre de cette note!ou presque!), sur cette satisfaction, à rebours, d'être allée au-delà de ce dont je me croyais capable , à savoir, gravir les sentiers escarpés du massif de Belledonne, découvir la linaigrette dont j'ignorais l'existence même,  et atteindre son refuge de la Pierre du Carre (ils méritent un coup de pub!) ) l'accueil chaleureux, ses toilettes sèches et sa gastronomie issue de produits montés à dos d'ânes... Exit de ma mémoire, les averses et autre brouillard qui s'accroche aux crêtes... A l'heure d'aujourd'hui n'en reste que le doux souvenir d'un moment hors du temps... Un vrai luxe, par les temps qui courent...

u21.jpgA peine redescendue de ma montagne (pas à cheval!), prendre un virage à 360° (oui je sais! pas logique! mais c'est pour le jeu de mots!) et prendre le plus beau bain de foule de ma vie d'audieuse: U2 au Stade de France, comment dire?...  ça déchire!!! Et quand près de 100000 personnes chantent en choeur, c'est juste magique (et tant pis si je dégouline de sensiblerie, j'assume ça aussi!!!), et du coup, d'une bien autre manière, on redécolle en quittant le plancher des vaches (tarines, cela va de soi!)!

 

 

Et depuis, je suis rentrée...

Et je bosse...

J'apprends de nouveaux mots...

Je vais lire et étudier des auteurs morts,

J'ai même découvert que je serai cette année "agrégative"!

Le mot est un peu fort,

mais comme  je ne suis pas prête de modifier le suffixe,

j'me la pète avec le radical!!!

Du coup, quand je ne suis pas là, silencieuse et lointaine, c'est que je suis en train de souffrir sur toute cette somme de connaissances qu'il me faudra acquérir en un temps record... J'abandonne partiellement le clavier pour un bon vieux stylo, des jolies pages douces et doubles couvertes de lignes bleu transparent (ça s'appelle des copies, je sais!), avec des trous perforés à gauche... et cette fois j'écris en bleu et en noir... ça change du rouge! Je n'ai pas la moindre idée de quand je posterai une nouvelle note, mais parfois je m'octroie ce plaisir délicieux de passer chez vous, juste voir s'il y a de la lumière, à pas feutrés, comme la Josette de Fred Vargas (néanmoins je suis pieds nus sous mon bureau!), et si j'ai un peu plus de temps, je prendrai même le temps de vous lire, et peut-être même (comble du luxe!) de vous laisser un message...!!!

Un regret (et oui! pourtant pas dans ma nature!): l'image de kaléidos-coop est d'enfer et je ne suis pas sûre d'être dans une tournure d'esprit apte à écrire en ce moment...

J'avais 10 ans sur les crêtes, 17 au concert de U2, cet été, et jusqu'à l'hiver, j'en aurai 26, ce sera ma seule consolation!!!

Bien à vous,

Lili Rouge.

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