lundi, 23 novembre 2009

"Yellow Cake" from Nick Cross

 une leçon (efficace) de capitalisme en images... :)

pour découvrir Nick Cross c'est ici!

jeudi, 12 novembre 2009

Mauvaises herbes

Les_Herbes_folles_affiche.jpg
On croit souvent que l'herbe est plus verte dans le jardin d'à côté...
Alors quand elles s'affichent plus folles... surtout fleuries par deux marguerites à la Magritte...  c'est encore plus tentant!
J'ai donc succombé et  pris mon billet pour un aller-simple en Poésie...  Je ne pouvais pas résister... forcément! 
...
Sauf que...
...
J'ai bien vu des images défiler...
...
Je n'ai même pas les yeux fermé
...
Et tout bien considéré...
...
Il ne s'est fichtrement rien passé...
...
Sur le quai serais-je restée?!
...
N'empêche que l'affiche reste très belle...
Elle est signée par Blutch, un auteur de BD.
blutch-thumb-400x300.jpg

jeudi, 29 octobre 2009

Bienvenue à Tire-Larigot!

- Ah?!T'es contorsionniste?

-Non! J'suis le bac à légumes!

19130911_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090626_070350.jpg     J'aime pas faire la queue au cinéma... arrrggghhhh! ça m'énerve!... par contre j'aime bien quand il y a la queue devant la porte de la salle d'à côté!

J'aime pas arriver dans une salle déjà pleine... par contre s'il y a deux places au milieu pas loin de l'écran ça me va!

J'aime pas les pubs en général... mais au cinéma j'aime bien parce qu'elles sont souvent inspirées... D'ailleurs souvent j'aime les pubs de parfum, alors quand j'ai vu celle de Jeunet pour Chanel, je me suis dit "Chouette! c'est la pub de Jeunet!" et puis tout de suite après j'ai ajouté "Zut! il y a la Audrey..."

J'aime bien les génériques qui invitent à s'installer dans l'ambiance du film, un peu comme les trois coups au théâtre ramenaient le silence dans la salle, et j'aime encore plus quand le générique, il copie celui des vieux films en noir et blanc américains...

J'aime bien les films qui me font hurler de rire, et j'aime aussi ceux qui me font pleurer... Et je dois avouer que la fille qui hurlait de rire hier soir dans la salle 2, bah c'était moi!  Par contre j'aime pas quand, le mec derrière,  il hurle de rire aussi fort que moi, mais pas aux mêmes moments, ça me déconcentre!

J'aime bien le cinéma qui fait rêver, j'aime aussi la surenchère du burlesque qui provoque ce gros rire gras qui allège tant... et puis j'aime bien quand ce sont les gentils malins qui clouent le bec des vilains méchants... ça change de la vraie vie, et ça fait du bien...

J'aime les films qui dès le début me disent "Ouvre bien tes yeux et tes oreilles ma fille, il ne faut pas en perdre une miette!": je bois tous les dialogues comme du petit lait, et je grignote l'image comme un petit beurre en commençant par les oreilles... Je ressors de là mon panier qui déborde de plaisirs minuscules...

J'aime les personnages attachants, parfois ils me rappellent des gens que je connais... Et quand cette bande de chiffonniers, façon cour des miracles, accomplit bien des exploits, je pense à un genre hybride entre la BD, l'album pour (grands) enfants et James Bond... Vous ne voyez pas du tout à quoi ça peut ressembler? Alors je ne peux que vous encourager à y aller!

Il y en a des qui diront peut-être que MicMacs à Tire-Larigot c'est du grand n'importe quoi! Bah c'est justement ce pourquoi j'aime ce cinéma...

N.B: Texte écrit d'après "Foutaises" de JP Jeunet, un court-métrage réalisé en 1989 (20 ans déjà!) et forcément je l'ai mis en ligne ci-dessous! Bonne découverte!

mardi, 27 octobre 2009

En attendant Jeunet

   Avec des "si"

on peut mettre un cachalot

dans une boîte d'allumettes...

   Entre deux silences, un film... Je ne sais pas quelle direction prend ce blog (en fait, je ne me suis jamais vraiment posée la question!) mais il est un fait que je devrais envisager de le faire sponsoriser par une grande salle de cinoche! Quoique?! Après je perdrais toute liberté de parler de quoi je veux quand je veux... alors oublions!

Quand j'évoquais dans la note précédente un film qui n'est pas encore sorti en salles, j'avais pris soin de la voir en avant-première... alors que là je m'apprête à évoquer un film que je n'ai pas vu et qui ne sort que demain! Cherchez l'erreur!

C'est ainsi quand on croise un auteur que l'on suit et que l'on retrouve avec plaisir à la sortie de chacune de ses oeuvres... Je ne suis pourtant pas une spécialiste, ni même une cinéphile... tout juste une amatrice de jolies choses... Et son cinéma à lui déborde toujours de ces jolies choses justement... J'aime la lumière qu'il emploie dans ses images, la musique qui les accompagne et surtout dans ses décors féériques sa collection de personnages tout droit sortis de contes pour enfants...  parfois de contes pour très grands enfants, je vous l'accorde...

18606259_jpg-r_160_214-f_jpg-q_x-20060328_020854.jpgQuand on se souvient de Délicatessen et de l'affreux et pourtant délectable Jean-Claude Dreyfus en boucher-charcutier, des grincements des ressorts du lit qui rythment la vie de cet immeuble à la manière d'un métronome (cf la bande-annonce ici), on se dit que non, décidément, son cinéma n'est pas tout à fait pour les enfants ... Et pourtant il y a cette drôlerie toujours...

Quatre ans plus tard, en 1995, sort d'entre terre et mer, sa formidable Cité des enfants18468835_jpg-r_160_214-f_jpg-q_x-20060105_073225.jpg perdus, co-réalisée avec Marc Caro.

Cette fois l'histoire tourne autour de Krank, interprété par feu Daniel Emilfork,  qui doit, pour ne pas vieillir, voler leurs rêves aux enfants... Pas encore tout à fait tout public même si on s'en approche...

On identifie alors ses acteurs fétiches... Dominique Pinon et Rufus notamment...

69198162_af_jpg-r_160_214-f_jpg-q_x-20020807_085608.jpg2001: c'est l'année du Fabuleux destin d'Amélie Poulain. Bien sûr, on retient le visage d'Audrey Tautou, et son carré court,  toutes ses petites manies passant des ricochets aux framboises enfoncées sur le bout de ses doigts avant de les manger... La musique de Yann Tiersen entendue en boucle jusqu'à m'en donner la nausée... Un des premiers Dvd que j'ai acheté... tellement la valeur était sûre... avant l'indigestion!... Et pourtant mes souvenirs restent imprégnés de poésie tant dans les images que certaines des scènes et notamment celle des endives de Jamel Debbouze, dans le rôle de Lucien...

Et puis trois ans plus tard... Un Long dimanche de fiançailles... 18390889_jpg-r_160_214-f_jpg-q_x-20041103_123108.jpgLe seul regret fut de retrouver en face du séduisant Gaspard Ulliel (Manech) Audrey Tautou (elle ressemble encore trop à Amélie)  dans le rôle d'une Mathilde bien plus valide que dans le roman mais pourtant... et rares sont les adaptations cinématographiques qui apportent quelque chose à l'oeuvre romanesque... Et le récit de Sébastien Japrisot est si complexe dans sa structure que les retours en arrière dans le film mettent en valeur cette histoire d'amour aussi magnifique que les premières images du film réalistes et violentes...

19130911_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090626_070350.jpgAlors quand s'annonce, demain, la sortie en salle de Micmacs à tire-larigot de Jean-Pierre Jeunet, je sais d'ores et déjà que je ne laisserai pas le soleil se coucher sans avoir pris mon ticket aller vers l'imaginaire de ce monsieur dont le cinéma déborde de poésie, d'humour, de tendresse et de fantaisie un tantinet et délicieusement acide...

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samedi, 24 octobre 2009

Splendeurs et Misères des cours tziganes

19184889_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20091019_013431.jpgVu Le Concert de Radu Mihaileanu (Train de vie; Vas, vis et deviens) en avant-première hier soir... dans une des 50 salles dans lesquelles était retransmise la projection qui avait lieu au Théâtre du Châtelet...

Et à quoi ça sert une avant-première? Mis à part voir le film avant tout le monde?!

Même si en effet,  ça permet aux plus impatient(e)s de voir le film avant sa sortie nationale (prévue le 4 novembre prochain!), ça permet surtout de participer à sa manière à la promotion du film... Et je me prête volontiers au jeu parce que le film assure grave!

Le Concert, c'est donc, avant tout, un film plein d'allers/retours:

- entre le présent et le passé (à l'époque de Brejnev),

- entre Moscou (il y a de très belles prises sur la Place Rouge) et Paris,

- entre le Bolchoï (quoique romanesque) et le Théâtre du Châtelet...

- entre le rire et les larmes (chouette!)...

- entre le communisme et le capitalisme aussi!

Et puis il y a cette musique omniprésente (notamment celle de Tchaikovsky, mais pas que !), qui participe elle aussi à ces émotions contradictoires que l'on ressent tout au long du film... Certains parlent déjà de film populaire au sens noble du terme, pour ma part je dirai juste que ce film est à voir dès sa sortie (le 4 novembre donc!): les comédiens français  jouent super juste (dans tous les sens du terme!) et ils se mêlent à des stars russes qui assurent grave! vraiment!

Je ne connaissais pas le cinéma de Monsieur Radu Mihaileanu (bah voui! j'avoue!), et très franchement, ce film donne envie de découvrir les précédents...

A voir donc!

mardi, 06 octobre 2009

Mary & Max

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P.S.: Savais-tu que les tortues respirent par l'anus?

mercredi, 23 septembre 2009

Un Prophète

                                 Il eprophète.jpgst toujours difficile de parler avec justesse d'un film que l'on a aimé... et pour paraphraser Balzac, comment ne pas écrire ce qui a déjà été écrit à son sujet?

Un Prophète c'est 2h35 d'images balancées à la vitesse de la lumière d'un réalisme qui fait oublier au spectateur qu'il voit un film, que c'est pour de faux, que hors plan il y a plein de monde qui s'agite comme cette maquilleuse avec son pinceau...

Un Prophète c'est l'itinéraire de n'importe quel mec qui n'a pas eu de chance mais qui malgré tout veut vivre et non survivre dans cette "jungle" pénitentiaire...

C'est étrange comme la prison me poursuit en ce moment... Il y avait ce texte de Michel Tournier  qui propose une drôle d'écho à cet article publié par le Courrier international, écho qui pousse le lecteur à réfléchir à la relation étroite qu'entretiennent la prison et la lecture (support d'une éducation inachevée? je n'ai pas fini de me livrer à cette réflexion...), et puis il y avait eu cet été The Reader et son personnage, Hanna, qui se moque bien de faire de la prison (et peut-être des raisons qui l'y ont conduite?!)  puisqu'elle parviendra enfin à y apprendre à lire, toute seule...

 Et puis il y a eu hier soir Un Prophète... Malik et son fantôme qui lui insuffle l'urgence d'apprendre à lire "pour sortir [ de la prison] moins con que quand on y est entré" , Malik qui découvre la conjugaison et le  passé simple " - Nous mangeâmes?! ça se dit ça?! - Oui! mais je ne l'ai jamais entendu! c'est un truc de ouf!"...

Malik qui apprend à vivre dans ce monde carcéral plein d'embûches, où la hiérarchie n'est pas celle que l'on croit... Et qui m'a rappelé ce personnage de Iain Levison, Jake Skowran, prêt à accepter n'importe quel Petit Boulot pour s'en sortir...   y compris celui que lui propose Ken Gardocki : tuer sa femme...

Quand, à la une des journaux, il est question de démantèlement d'une "jungle" quelque part du côté de Calais, je me dis naïvement que la "jungle" n'est pas ce que l'on croit et qu'elle semble s'être répandue un peu partout... là où il y va juste d'une question de survie...

 

dimanche, 13 septembre 2009

Le court du long...

Pour la petite histoire:

Numéro 9 est inspiré de ce court métrage (cf. ci-dessous) réalisé par Shane Acker. Il imagina le personnage de 9 dès la fin des années 90 alors qu'il était étudiant en architecture à UCLA avant d'entamer une formation d'animateur. Après près de 5 ans de travail, il livra finalement un court métrage de 11 minutes en guise de film de fin d'étude. Rapidement remarqué, il fut même cité aux Oscars en 2006 après avoir remporté la médaille d'or des Oscars étudiants.

Pendant qu'il peaufinait son court métrage, Shane Acker travailla six mois en Nouvelle-Zélande sur le tournage du Seigneur des anneaux : le retour du roi de Peter Jackson où il travaillait en tant qu'animateur. On ne s'étonne ainsi pas qu'il ait choisi Elijah Wood (Frodon) pour prêter sa voix à Numéro 9. Impressionné par le court-métrage, Tim Burton décida de s'impliquer dans le film en tant que producteur. "Le court métrage de Shane fait partie des plus beaux que j'ai jamais vus," explique-t-il. "L'univers qu'il a créé avec d'infinis détails me touche profondément sur un plan visuel et émotionnel." Ce n'est donc pas anodin si on trouve dans l'équipe de Numéro 9 la scénariste Pamela Pettler (Les Noces funèbres ) et surtout Danny Elfman, compositeur attitré de Tim Burton. 

"Ce sont des créatures "punk-récup"," explique le réalisateur. "C'est un terme que j'ai entendu dans la bouche d'un fan du court métrage, et je pense que cela correspond très bien au style des personnages qui n'ont pas été conçus comme des jouets, mais pour survivre dans un environnement désolé. J'ai compris qu'il fallait dépeindre leur monde de manière réaliste, en le ponctuant de vestiges d'une époque révolue et de nouvelles formes de vie."

Source: Allociné

Un bon numéro Une bonne raison de fêter la rentrée du cinéma!

mercredi, 09 septembre 2009

Just "Bingo"!

Loin de l'univers de Rimbaud (c'est le moins qu'on puisse dire!),

le dernier Tarentino c'est deux heures de trente jubilatoires...

A voir donc!

samedi, 22 août 2009

La Vérité ou presque

"On peut s'aimer pour toujours, mais pas tout le temps,

c'est ça, la vérité!"

 

vérité.jpgCa commence par une envie, celle de se faire du bien en ne faisant rien!... Il n'existe pas des milliers de possibilités:  la projection d'un DVD s'impose!

Ca continue par le choix du DVD qui se fera selon l'humeur et le titre du film... Pour ce soir, ce sera de préférence un de ceux qui laissent présager des dialogues savoureux comme j'aime (bon d'accord les commentaires au dos du film et la distribution aident à se forger une opinion préalable!!!)... Besoin de recharger les batteries...

Suivent la mise en route du lecteur, le jeu avec les 36 télécommandes... découvrir l'absence de piles (se dire une fois de plus que le chat, il a bon dos!) ... trouver les piles... mettre les piles... pas celles-ci trop petites... ah les voilà!... régler le bon canal... j'y suis...

S'installer en position légume sur le canapé... Enclencher la lecture... Et s'étonner du début... aux notes de jazz... Relire les commentaires au dos du boitier et s'apercevoir que oui il est bien question d'une chanteuse de jazz sur laquelle Dussolier veut écrire une biographie...

Tiens, ça tombe bien... Là aussi ça faisait partie des envies du moment! Heureux hasard! Voici donc une bonne façon de l'apprivoiser davantage (le jazz pas le chat!)...

Et tout au long du film se laisser embarquer par les dialogues effectivement délicieux, un jeu de comédiens hors pair (il y aussi la divine Karin Viard), et des situations amoureuses enlevées, se laisser bercer par ces sonorités jazzy et par cette voix... celle de Pauline Anderton...  

Fin du film... S'appliquer à ne pas ranger les télécommandes (mais bien veiller à remettre le film dans le boitier)!!!

... Pauline Anderton... S'appliquer à retenir son nom pour aller de ce pas la retrouver sur deezer! Et v'là t'y pas que son nom ne figure que sur une intro!... Intro donc pas de voix!... C'est y qu'on m'aurait menti?! Chercher, fouiller, et découvrir enfin que Pauline Anderton est une chanteuse de jazz FICTIVE! Merdoum! Pourtant j'ai bien entendu une voix de femme sur la B.O.!!!!

Je continue donc de chercher (un peu pugnace la fille!) et ô bonheur extatique! Non seulement elle s'appelle en vrai Catherine Olson mais en plus elle vit encore! La preuve en son et en image avec son myspace ici. Sinon yapluka cliquer en-dessous!

 


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