lundi, 02 novembre 2009

Toute Première Fois

En réponse à un tag de Manu au sujet de LA première fois...

 

tag2.JPGIl ne sera question ni de mes premiers patins à roulette (ils étaient jaunes avec des roulettes rouges et me venaient droit du ciel via les cloches!) ni même de ma première cigarette (fumée au fond d'un parc dans lequel une partie de ma vie s'écrivit bien plus tard...) mais bien de ma première fois...

Bel exercice de style (auquel j'ai tenté de me soumettre avec sincérité et sans pirouettes)  qui consiste à te livrer, Ami Lecteur, ce que j'ai de plus intime  quand je  m'applique, depuis des lustres, à écrire ici tout et n'importe quoi, SAUF ce que j'ai justement de plus intime!

...

Trève de bavardages: Je me lance!

...

 

La première fois c’est d’abord les mots d’avant. Il y avait deux écoles : celle d’être super amoureuse ou bien celle de ne l’être pas. J’ai opté pour la première.

La première fois c’est ensuite une rencontre, à l’occasion d’un stage BAFA, je n’avais pas mes dix-huit ans… Lui en avait un peu plus… Assurément il était pour moi le plus beau, le plus intelligent, le plus envoûtant, le plus intimidant… Indubitablement, pour lui, j’étais la plus jolie, la plus vive, et la plus gaie avec ce drôle de rire qui l’intimidait mais qui l’attirait… Il nous fallut une semaine pour nous convaincre que nous ne pouvions pas nous quitter ainsi… Il nous fallut quelques semaines supplémentaires pour nous connaître, au sens biblique, cela s’entend.

La première fois, ce sont ces picotements dans le bout des doigts et dans le fond du cœur à l’instant même où nos lèvres se sont approchées l’une de l’autre… La flèche de Cupidon sans aucun doute…

La première fois, c’était l’année du bac… Et je ne l’eus pas cette année-là…

La première fois ce fut l’attente, l’impatience, les coups de fil pour combler le vide et la distance qui nous séparait, les lettres que je déchirais, les jours de la semaine que je comptais…

La première fois, ce sont les cours que j’ai passé à rêver, les longues conversations avec les copines, autour de ce seul sujet de prédilection : lui…

La première fois c’est aussi ce coup de fil de mes parents aux siens : il leur fallait vérifier qu’une autre chambre que la sienne m’accueillerait pour dormir. Sa mère s’empressa de me la montrer sitôt arrivée : je n’y remis jamais les pieds.

La première fois c’est aussi cette image : sa chambre à lui avec (comble du bon goût!) son lit en mezzanine avec un matelas qui gisait à terre.  

La première fois ce fut aussi une douleur vive, une tâche de sang, son regard rassurant…

La première fois, ce furent des gestes tendres que seuls deux amoureux peuvent échanger dans leur intimité, ce sont aussi des murmures soufflés dans le creux de l’oreille… De ceux qui n’appartiennent qu’à ceux qui se les sont échangés…

La première fois c’est aussi cette mayonnaise préparée par ma mère le lendemain midi et que je ne pus jamais avaler !

La première fois, c’est un visage, un prénom, un nom, une ville, qui se retrouvent gravés profond dans la mémoire, en lettres vermeil…

La première fois, c’est la première de toutes les autres premières fois, de celles qui comptent, et de celles qui ne comptent pas…

Parce que la première fois, c’est aussi parfois la dernière fois… Alors il y aura d’autres premières fois…

 

Mais de toutes les fois, la plus déchirante, pour moi, ce ne fut pas une première  mais bien une dernière fois, parce que justement je savais qu’elle serait la dernière…

 

***

 

Règle du jeu oblige: à mon tour de taguer Ash et El Desdichado puisque Gi l'a été par Oh91! ... Quant à Cloudy elle annonce son départ mais peut-être que, et Lolivier a mis (une nouvelle fois) la clef sous la porte sauf si... Et puis si toi aussi, Lecteur, tu souhaites évoquer ta première fois, mais que tu n'as pas d'espace pour, tu peux le faire dans les commentaires ci-dessous...

lundi, 24 août 2009

Du fétichisme

Suite à la lecture d'un billet posté par Gi, je me suis retrouvée à faire la malotrue en rebondissant sur un commentaire qui faisait écho au mien que je reproduis ici fidèlement; en effet,  une amorce de dialogue avec Steph s'est  installée et pour ne pas gêner les lecteurs de Gi, je pousse un peu les bouquins, non je ne renverse pas la tasse da café (elle est vide!) et voilà, la place est nette:

------------------------------------------------------------------------

Un billet qui finit de me convaincre que j'aimerais aller là-bas!
Je n'ai pas (encore) lu ce Zweig, mais il sera l'occasion de faire connaissance avec Marie Stuart... Néanmoins, si vous ne les avez pas lus je vous conseille: les troublantes "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme ", la subtilité de "La Confusion des sentiments" et l'inédit "Voyage dans le passé" qui vient seulement d'être publié...
Une note qui évoque à la fois l'Ecosse et Zweig... non je ne regrette pas d'être passée!

Ecrit par : Rouge | 24 août 2009

------------------------------------------------------------------------

Alors là, il vient de m'arriver une petite chose très amusante... j'allais écrire mon petit commentaire quand me vint l'idée de lire celui qui me précédait... quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu'il reprenait les termes presque exacts de ce que je voulais écrire!!! Une ôde à Stefan Zweig!

Cette impression laissée par des objets, je l'ai moi même ressentie ce WE au musée d'art moderne de la ville de Paris devant 2 Modigliani. Bien sûr, il y avait l'image en elle-même, le style magnifique, cette couleur indescriptible des yeux sans pupilles bref, l'art. Mais j'ai été touché aussi par l'objet en lui-même. Me disant qu'il restait peut-etre quelque part une empreinte digitale de ce peintre, que le coup de pinceau, la signature étaient de lui. Que ce tableau, maintenant protégé par des capteurs si tu t'en approches trop, a surement trainé dans des ateliers ou des chambres immondes. C'est toute cette histoire qui m'a ému. Peut-être un peu comme vous devant ce lit....

Ecrit par : Steph | 24 août 2009

----------------------------------------------------------------------------

Gi> ça ne se fait pas de rebondir sur un commentaire sur un blog autre que le sien?! non, je crois bien que non... mais tant pis soyons folle je le fais quand même! une fois n'est pas coutume!( Non Gi, rassurez-vous, je n'irai pas jusqu'à quémander une tasse de thé, loin de moi l'idée d'abuser!) j'espère que vous saurez me pardonner...

Steph> c'est drôle dans ce que vous écrivez (oui chez Gi le vouvoiement est de rigueur! et même si je tape l'incruste je respecte les règles de l'hôtesse de maison!!!) parce que j'ai ressenti précisément la même émotion devant deux tableaux de Van Gogh au National Galery de Londres (dont une version des Tournesols)... les couches de peinture épaisses m'ont fait monter les larmes aux yeux... je pensais à ses lettres à Théo... j'ai senti sa présence, j'ai imaginé ses doigts sur la toile... il était là!

Ecrit par : Rouge | 24 août 2009

---------------------------------------------------------------------------------

Gi> je ne suis pas La Madame de Rotschild du "bien se comporter" dans un blog mais je crois que ça ne se fait pas de rebondir sur le rebondissement sur un commentaire dans un blog autre que celui qui est l'auteur du rebondissement sur un blog qui n'est pas le sien... (on reprends sa respiration... :-) ) mais vous m'aviez gentiment invité à revenir quand je le veux alors je me permets de le faire en espérant que vous saurez me pardonner cet écart

Rouge> cette anecdote que vous racontez me comble d'aise, vraiment. Ce sentiment m'était apparu un peu "fétichiste". Je ne le suis donc pas.... cela me rassure. Après tout, c'est cela qu'on va voir dans un musée. L'original, celui que le peintre a touché!

Ecrit par : Steph | 24 août 2009

----------------------------------------------------------------------------------

Steph> à moins que nous ne le soyons toutes deux ... "fétichistes"! Allez savoir! (pour en débattre, si vous le souhaitez je vous propose de nous retrouver "chez moi"! il suffit de cliquer sur mon pseudo!)

Gi> non merci douce Gi, je ne mets pas de sucre dans mon thé! hihihi!!!

Ecrit par : Rouge | 24 août 2009

Pour recentrer le débat, il s'agirait donc de savoir si le fait d'être ému(e) (aux larmes) devant une oeuvre originale (en l'occurrence un tableau) relèverait du fétichisme?! Est-ce bien cela Steph?!

 

jeudi, 20 août 2009

Notule noctambule

Hep, toi là-bas ! Oui, toi ! Non, ne te sauve pas ! Dis- moi toi ?! Oui toi là ! Approche… Tu crois que je ne t’ai pas vu avec tes yeux  posés sur moi comme des abeilles sur le pot de confiture ? 

Tu me déshabilles de ton regard, tu m’observes et me parcours. Certaines fois tu ne fais que m’entrevoir, d’autres tu t’attardes ou tu reviens… Des fois tu vas directement rendre visite à ma voisine et tu m’ignores complètement. De quoi me sentir telle une paire de chaussures dans une vitrine, convoitée par certains et invisible pour d’autres…  

Alors cette fois comme je te tiens, je voudrais que tu restes un peu, que tu me parles, que tu me fasses la conversation… Dis-moi ce qui t’a conduit vers moi ? L’habitude ? Le hasard ? Un intérêt particulier ? Peut-être venais-tu pour quelque chose de précis ? Et dans ce cas, ai-je répondu à ta demande ? Si tu ne me le dis pas, je ne peux pas savoir… Et puis entre nous, pas de manières, il ne manquerait plus que ça ! Tu sais bien que ce que tu me confieras ne sortira pas d’ici…

En plus, je me suis faite présentable pour toi, je me suis faite toute proprette, j’ai même aéré un peu pour que tu puisses te sentir à l’aise… Je n’irais pas dire que je me suis faite belle parce que je sais rester modeste, mais je ne suis pas venue devant toi comme si je sortais de mon lit, toute froissée !

Attention, je ne dis pas que je suis là pour te séduire, non pas que tu ne me plaises pas (en même temps, moi je ne te vois pas !),  mais sache que je suis toute à toi, offerte, libre et disponible… Tu pourrais presque faire de moi ce que tu veux… J’ai dit « presque » !... N’y vois pas de proposition indécente, jamais je n’oserais, je me contente de dire les choses telles qu’elles sont…

Bien sûr, j’embellis un peu, c’est mon défaut majeur ; en même temps, puisque je m’expose, il faut bien que je fasse un effort, non ?  Si j’arrivais devant toi comme au saut du lit, une haleine de poney, échevelée et les impressions des draps sur moi, je sais bien que tu détournerais le regard aussitôt ! Nous manquons d’intimité toi et moi pour partager cela ! Quoique… avec le temps… peut-être arriverai-je un jour devant toi, aussi naturelle qu’une tomate de ton jardin (ah ? tu n’as pas de jardin ? un balcon peut-être ? un rebord de fenêtre ?)…

Je viendrais avec mes mots à moi, sans artifice, mais je ne suis pas sûre de parvenir à faire autrement que de les mettre par ordre alphabétique… Je crois bien que je ne suis pas encore assez grande pour me passer de mon auteure… Par contre toi lecteur, si tu me lis, alors peut-être peux-tu aussi m’écrire….

 

Notule inspirée par le lecture étonnante de mes statistiques!

dimanche, 24 mai 2009

Avoir ou prendre?

Encore une question de temps? de priorités? d'organisation? de choix? (donc de renoncements?)

Avoir (ou ne pas avoir) le temps de...

Prendre (ou ne pas prendre) le temps de...

Questionnement métaphysico-inutile d'un dimanche soir ou les réalités reviennent dans la gueule comme un boomerang qu'on aurait lancé quelques jours plus tôt...

Une chose est sûre: c'est encore pire les fins de week-end prolongés... Et ce mois de mai bat tous les records! Vivement juin?!

Quoique... le week-end prochain offrira une bonne occasion de vérifier si les troubles se vérifient aussi un lundi soir...

En attendant je déteste ne pas avoir le temps d'écrire...